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Personnal Best (PB's) ; 5000m--14:57--Boston (2011) ; 5k--15:01--Québec (2013) ; 10k--30:41--Vancouver (2013) ; 15k--47:56--Chicoutimi (2013) ; Demi--68:33--Montréal (2010) ; Marathon--2:23:21--Philadelphia (2012)

lundi 12 août 2013

Le temps des vacances

Le mois de juin représente habituellement une transition dans mon monde parallèle de la course à pied. Cette année, ce fut également le cas puisque je souhaitais adapter progressivement mon corps et mon esprit à la rigueur du marathon. Tel Superman le ferait, je suis entré dans la cabine avec mon habit de coureur de 10km et je souhaitais en sortir à la fin du mois en portant l’uniforme du marathonien. Cela devait concrètement se traduire pour une augmentation graduelle du volume afin d’être prêt pour le mois de juillet, soit lorsque sera venu le temps d’amorcer la longue route du « build-up » en vue du marathon de Chicago.

Tout s’est bien déroulé et j’ai retrouvé mes repères à la fin du mois avec une semaine dans les 180k. J’ai également retrouvé cette sensation étrange où les jambes lourdes répondent souvent absentes en début d’entraînement pour revenir faire un tour, dès fois, pas tout le temps, après un long réchauffement. J’aime bien me garder environ 10-12 semaines de préparation spécifique à l’approche d’un marathon. Avec mes expériences passées, je trouve que cette période, sans être trop longue, me donne assez de flexibilité pour intégrer des entraînements spécifiques et apporter des ajustements au besoin. Je suis en train de lire l’excellent livre sur la vie d’Alberto Salazar, grand marathonien des É.-U., ancien recordman du monde et vainqueur des marathons de New York et Boston. Combien pensez-vous qu’a duré sa préparation en vue de son premier marathon à New York qui l’aura couronné champion à l’âge de 20 ans? 5 semaines!!! Mais, comme il le dit dans son livre, cela faisait 3 ans qu’il se préparait pour cette épreuve. Tout de même, ces minces 5 semaines spécifiques vous donnent une autre perspective. Son livre…

J’ai donc entrepris à la mi-juillet ma montée vers Chicago. Le corps est en santé. Je n’ai même pas de petits inconforts qui me préoccupent. L’esprit est également d’attaque. Très important d’avoir toute sa tête, à la course comme dans la vie! Cette période a coïncidé cette année avec nos vacances familiales sur la côte est américaine. J’en ai profité pour faire quelques courses à Cape-Cod avec un de mes « athlètes-amis » que j’entraîne.





Nous avons finalement passé de superbes moments avec une autre famille d'agréables compagnies. Toute bonne chose a une fin et le temps des vacances est terminé. À mon retour à la maison, j’ai retrouvé mes sentiers habituels et ma routine. Ma dernière semaine d’entraînement a été l’une des plus « volumineuses » avec un total d’environ 190km.

Le conseil du mois porte justement sur le volume, un sujet qui préoccupe tous les coureurs. Des plus maniaques qui comptent leurs sorties au 100m près en téléchargeant chaque entraînement jusqu'aux plus désinvoltes qui cumulent leurs courses en minutes arrondies et courent au gré des marées. Vous pourriez être surpris du camp qui me rejoint le plus…mais revenons au sujet du volume. Combien? Tout dépend de votre niveau actuel. Je n’ai pas de chiffre magique à associer à une distance de compétition, mais je vous invite à penser « plus » si vous souhaitez vous améliorer. «Plus» comme dans « plus » de sorties par semaine pour un volume hebdomadaire « plus » important. Ce n’est pas là un secret des dieux, mais volume rime habituellement avec performance. Comme j'aime souvent le répéter, le coeur est un muscle qu'il faut entraîner. Mais attention, pensez également progression. Vous pouvez appliquer la règle du 10%, en ne dépassant pas cette augmentation au fil des semaines ou des années. Ce n’est pas pour rien que l’adage veut qu’il faille 10 ans pour bâtir un coureur d’élite de longue distance. C’est essentiellement pour adapter progressivement le corps à une charge de plus en plus élevée qui deviendra maximale à un certain moment. Il faudra prévoir aussi des moments de repos par semaine, par cycle et par année. Bref, je crois en l’importance du volume, et ce, peut importe votre distance de prédilection. C’est à l’entraîneur que revient la tâche d’équilibrer tout ça au fil de l’année en fonction des objectifs.

On se reconnecte plus tard.

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