Pour ma part, le demi marathon de Montréal ne passera pas à l'histoire. Ce fût une course assez ordinaire au cours de laquelle j'ai connu passablement de difficultés. Les jambes étaient assez amochées en raison des récentes semaines d'entraînement et de l'effort fourni une semaine auparavant lors du 10k de Toronto. En plus, j'ai été pris d'un inconfort à l'estomac tout au long de la course. Bref, ce n'était pas ma journée. Dommage, car c'est une course que j'adore avec un parcours plat et intéressant sur l'île St-Hélène où nous emprutons des sections du circuit de F1. Une course qui est par dessus tout, très bien organisé par des gens sympatiques (salutations et félicitations à François Lecot et à son équipe). En plus, il y avait beaucoup de coureurs pour compétitionner du fait que la course servait encore cette année de Championnat canadien. J'ai tout de même réussi à terminer la course en 16e position avec un temps de 1:10:52.
L'entraînement de tous les jours va très bien par contre. Et je sens vraiment que la forme progresse. D'ailleurs, progression est le mot clé pour moi cette année où je place toutes mes attentes en vue du marathon de Chicago à l'automne. Pour l'instant, j'ai confirmé ma présence au 10k des Plaines ce samedi et au marathon d'Ottawa à la fin mai.
On se reconnecte plus tard.
Profil
- Christian Mercier
- Québec, QC, Canada
- Personnal Best (PB's) ; 5000m--14:57--Boston (2011) ; 5k--15:01--Québec (2013) ; 10k--30:41--Vancouver (2013) ; 15k--47:56--Chicoutimi (2013) ; Demi--68:33--Montréal (2010) ; Marathon--2:23:21--Philadelphia (2012) ; 50 miles--6h44:13--Hamilton (2017) ; 100miles--18h33:59--Vermont (2017)
mardi 8 mai 2012
mercredi 25 avril 2012
Yonge street 10k - la Sainte-Catherine de Toronto
La fin de semaine dernière avait lieu le Yonge street 10k à Toronto (anciennement Sporting Life), une course que je faisais pour la première fois. J'ouvre une petite parenthèse...n'est-ce pas agréable d'essayer de nouvelles compétitions? Fin de la parenthèse. Ce fût une course vraiment satisfaisante pour moi. Pourquoi je peux dire cela? Pas tellement à cause du chrono (difficile de juger mon 30:44 sur un parcours avec un "net downhill"-- pardonnez l'anglicisme), mais à cause de la façon dont j'ai exécuté la course et les bonnes sensations que j'ai eues pratiquement tout au long.
Commençons le compte rendu par la matinée précédant la course où une navette nous attendait pour nous mener au départ de la course. C'était pas mal amusant de monter à bord d'un autobus d'une autre époque fin prêt pour accueillir les touristes afin de parader devant les plus beaux attraits de la ville! Mais, loin d'être des touristes, c'est le groupe d'élites menés par Reid Coolsaet qui embarquaient. Dès le départ lancé, un groupe de tête d'environ 10 coureurs s'est détaché. Je me suis installé pas très loin derrière dans le deuxième groupe en compagnie d'un équipier chez Mizuno et 5-6 autres coureurs.
Les 5 premiers km représentent la majeure partie descendante de la course et je pense que j'ai franchis la mi-course en environ 15:15 (c'est approximatif, puisque je n'ai pas été en mesure d'apercevoir une seule borne de km sur le parcours). Mes jambes tournaient assez bien et j'étais relativement en ccontrôle. J'ai répondu et couvert tous les petits coups des autres coureurs du groupe et j'ai même poussé la cadence à quelques occasions. Le 8e km a été vraiment plus ardu, mais quand j'ai aperçu deux coureurs partir à l'avant et créer un écart, j'ai serré les dents et je me suis accroché derrière eux. Avec près de 500m à faire, j'ai poussé un peu plus pour finir fort dans la dernière ligne droite (bon sentiment de voir l'horloge dans le bas-30 minutes). Je peux vous affirmer que mon intestin/estomac ne m'aimait pas vraiment après avoir franchi la ligne d'arrivée!
À la fin, ce fût bon pour un meilleur temps personnel de 45secs marqué d'un gros astérisque à côté. Mais peut importe, il est toujours savoureux de finir une course avec un temps le plus rapide jamais réalisé sur la distance. Et lorsque je raconterai mes exploits à mes petits enfants, l'astérisque sera bien évidemment escamoté! Félicitations à mon ami et partenaire d'entraînement Danny Boy qui a réalisé un magnifique chrono de 29:23. Bref, ce fut une belle fin de semaine, passé en agréable compagnie dans une ville que j'aime bien. J'étais aussi bien content de n'avoir pas trop fait honte à mon commanditaire dans la ville reine. Parlant de Mizuno, je ne peux manquer l'occasion de souligner la remarquable performance de Dylan Wykes au marathon de Rotterdam qui a réussi à décrocher son billet pour les olympiques de Londres en terminant "facilement" sous le standard avec un temps de 2:10:47. Vous pouvez lire le compte rendu de Dylan ici.
On se reparle bientôt...je serai du départ du championnat canadien de demi-marathon en fin de semaine prochaine à Montréal. Out!
Commençons le compte rendu par la matinée précédant la course où une navette nous attendait pour nous mener au départ de la course. C'était pas mal amusant de monter à bord d'un autobus d'une autre époque fin prêt pour accueillir les touristes afin de parader devant les plus beaux attraits de la ville! Mais, loin d'être des touristes, c'est le groupe d'élites menés par Reid Coolsaet qui embarquaient. Dès le départ lancé, un groupe de tête d'environ 10 coureurs s'est détaché. Je me suis installé pas très loin derrière dans le deuxième groupe en compagnie d'un équipier chez Mizuno et 5-6 autres coureurs.
Les 5 premiers km représentent la majeure partie descendante de la course et je pense que j'ai franchis la mi-course en environ 15:15 (c'est approximatif, puisque je n'ai pas été en mesure d'apercevoir une seule borne de km sur le parcours). Mes jambes tournaient assez bien et j'étais relativement en ccontrôle. J'ai répondu et couvert tous les petits coups des autres coureurs du groupe et j'ai même poussé la cadence à quelques occasions. Le 8e km a été vraiment plus ardu, mais quand j'ai aperçu deux coureurs partir à l'avant et créer un écart, j'ai serré les dents et je me suis accroché derrière eux. Avec près de 500m à faire, j'ai poussé un peu plus pour finir fort dans la dernière ligne droite (bon sentiment de voir l'horloge dans le bas-30 minutes). Je peux vous affirmer que mon intestin/estomac ne m'aimait pas vraiment après avoir franchi la ligne d'arrivée!
À la fin, ce fût bon pour un meilleur temps personnel de 45secs marqué d'un gros astérisque à côté. Mais peut importe, il est toujours savoureux de finir une course avec un temps le plus rapide jamais réalisé sur la distance. Et lorsque je raconterai mes exploits à mes petits enfants, l'astérisque sera bien évidemment escamoté! Félicitations à mon ami et partenaire d'entraînement Danny Boy qui a réalisé un magnifique chrono de 29:23. Bref, ce fut une belle fin de semaine, passé en agréable compagnie dans une ville que j'aime bien. J'étais aussi bien content de n'avoir pas trop fait honte à mon commanditaire dans la ville reine. Parlant de Mizuno, je ne peux manquer l'occasion de souligner la remarquable performance de Dylan Wykes au marathon de Rotterdam qui a réussi à décrocher son billet pour les olympiques de Londres en terminant "facilement" sous le standard avec un temps de 2:10:47. Vous pouvez lire le compte rendu de Dylan ici.
On se reparle bientôt...je serai du départ du championnat canadien de demi-marathon en fin de semaine prochaine à Montréal. Out!
dimanche 25 mars 2012
New York, la belle et grande
New York est vraiment une ville fascinante. Que d'activités. J'avais déjà visité la ville il y a une douzaine d'années, mais mes souvenirs étaient un peu flous. Par contre, j'ai encore en mémoire ma visite des tours du World Trade Center...c'est fou quand on pense qu'elles ont disparues. Enfin.
La ville m'est apparue encore plus imposante et grouillante que j'avais en tête. Central Park est un endroit grandiose dont j'ai pu profiter pleinement pendant mon séjour. Dès notre arrivée vendredi soir, nous sommes allé fouler ses allées. Le lendemain également et bien évidemment, le surlendemain où les 10 premiers km de la course s'y déroulaient (continuez à lire plus loin pour un bref compte rendu).
La température fût magnifique au cours de la fin de semaine. Notre trio de joyeux lurons (moi, Grant H. et Joe B.) logions dans un appartement en plein coeur de Manhattan. Nous avons grandement apprécié la journée de samedi passé à déambuler dans les rues achalandées et particulièrement festives en cette journée de la Saint-Patrick. Une brève course dans Central Park, un bon café sur une terrasse près de Times Square, une agréable promenade dans le Greenwich village, une excellente guissness dans un Pub irlandais. Bref, la journée fût très agréable.
Le lendemain avait lieu la course, 7:30 dans Central Park. Je n'avais pas vraiment de plan de match précis, simplement fournir un bon effort pour cette première course de la saison. L'entraînement commence tout juste à être profitable et satisfaisant, alors les attentes n'étaient pas très élevées. Assez rapidement après le départ, j'ai senti qu'il n'y aurait rien de facile en cette journée. J'ai tout de même entrepris la course assez agressivement en passant le 5k en 16mins bas avec un groupe mené par Kara Goucher, mais j'ai compris qu'il fallait lever le pied (ou se sont peut-être les côtes du parc qui me l'ont fait comprendre!) afin de retirer un quelconque bénéfice de cette journée. J'ai alors maintenu une cadence plus près de 3:25/k. Visionnez ce petit vidéo où j'apparais à environ 45secs.
Et puis, est venu le moment de descendre la 7e Avenue menant à Times Square, complètement fermée à la circulation. Aucun coureur autour de moi, j'ai traversé Times Square bouche bée. Vraiment magique. Dire que le marathon de Montréal a mis près de deux ans afin de changer le parcours et l'améliorer sans jamais pouvoir passer aux endroits souhaités, dont une section sur la rue Saint-Denis jugée trop importante à la ville, question de sécurité je pense. Jamais confortable tout au long de la course, j'ai maintenu cette cadence jusqu'à la fin. Autre moment intéressant a été de passer dans un tunnel d'environ 300m dans le dernier km de la course, telles le font les F1 à Monaco. La course s'est terminée sans histoire. Les yeux tournés vers la prochaine.
On se reconnecte plus tard!
La ville m'est apparue encore plus imposante et grouillante que j'avais en tête. Central Park est un endroit grandiose dont j'ai pu profiter pleinement pendant mon séjour. Dès notre arrivée vendredi soir, nous sommes allé fouler ses allées. Le lendemain également et bien évidemment, le surlendemain où les 10 premiers km de la course s'y déroulaient (continuez à lire plus loin pour un bref compte rendu).
La température fût magnifique au cours de la fin de semaine. Notre trio de joyeux lurons (moi, Grant H. et Joe B.) logions dans un appartement en plein coeur de Manhattan. Nous avons grandement apprécié la journée de samedi passé à déambuler dans les rues achalandées et particulièrement festives en cette journée de la Saint-Patrick. Une brève course dans Central Park, un bon café sur une terrasse près de Times Square, une agréable promenade dans le Greenwich village, une excellente guissness dans un Pub irlandais. Bref, la journée fût très agréable.
Le lendemain avait lieu la course, 7:30 dans Central Park. Je n'avais pas vraiment de plan de match précis, simplement fournir un bon effort pour cette première course de la saison. L'entraînement commence tout juste à être profitable et satisfaisant, alors les attentes n'étaient pas très élevées. Assez rapidement après le départ, j'ai senti qu'il n'y aurait rien de facile en cette journée. J'ai tout de même entrepris la course assez agressivement en passant le 5k en 16mins bas avec un groupe mené par Kara Goucher, mais j'ai compris qu'il fallait lever le pied (ou se sont peut-être les côtes du parc qui me l'ont fait comprendre!) afin de retirer un quelconque bénéfice de cette journée. J'ai alors maintenu une cadence plus près de 3:25/k. Visionnez ce petit vidéo où j'apparais à environ 45secs.
Et puis, est venu le moment de descendre la 7e Avenue menant à Times Square, complètement fermée à la circulation. Aucun coureur autour de moi, j'ai traversé Times Square bouche bée. Vraiment magique. Dire que le marathon de Montréal a mis près de deux ans afin de changer le parcours et l'améliorer sans jamais pouvoir passer aux endroits souhaités, dont une section sur la rue Saint-Denis jugée trop importante à la ville, question de sécurité je pense. Jamais confortable tout au long de la course, j'ai maintenu cette cadence jusqu'à la fin. Autre moment intéressant a été de passer dans un tunnel d'environ 300m dans le dernier km de la course, telles le font les F1 à Monaco. La course s'est terminée sans histoire. Les yeux tournés vers la prochaine.
On se reconnecte plus tard!
lundi 27 février 2012
S'ajuster au besoin
Dans le cadre de notre progression, nous, les coureurs, avons souvent tendance à s'emballer. Plus notre forme augmente, plus le niveau de motivation s'élève et plus la tentation d'en faire davantage est grande. J'ajouterais également que nous sommes également porté à ignorer les signaux d'alarme de notre corps qui peuvent prendre la forme de douleurs aux muscles, articulations ou tendons ou bien de fatigue chronique. Sans faire la morale, je vous invite à porter une grande attention à ces messages qui apparaissent dans ces moments emballant où la dernière chose que nous envisageons habituellement est de ralentir.
Cette introduction m'amène à vous présenter ma dernière semaine d'entraînement où j'ai dû apporter certains ajustements et diminuer le niveau d'effort malgré le fait que je sois dans une belle progression après plusieurs semaines plutôt ardue. Il faut parfois reculer quelque peu pour mieux avancer à long terme. N'hésitez pas à le faire. Par le fait même, je réponds à certaines questions que j'ai à l'occasion à propos d'exemples de mes semaines d'entraînement. Ainsi, vous aurez une petite idée de ce que peut faire un marathonien dans ma situation au cours d'une semaine typique d'hiver, alors voilà:
21 au 26 février
Lundi: 75mins
Mardi: 25mins warm-up; 3x5mins + 1x15mins (moy. 3:12/k; 3:11/k; 3:11/k et 3:13/k) avec 60secs/60secs/2mins de récupération; 15mins cooldown + 5X20secs accélération (jambe un peu lourde; tout de même un bon entraînement et bon effort)
Mercredi: 60mins (ischio très raide dans le haut de la cuisse droite; fais moins long que prévu;
pas trop inquiétant étant donné l'entraînement de la veille)
Jeudi: 60mins (ischio encore raide; un peu plus inquiétant; fais moins long que prévu)
Vendredi: 60mins (pas d'intervalles comme prévu 6x1k; éviter de prendre le risque de blessure plus sérieuse à ce stade-ci de la saison)
Samedi: 30mins; 15x60secs/40secs; 15mins cooldown (intervalle modifiée qui est moins stressant pour l'ischio, mais bon test dans la zone d'effort V02)
Dimanche: 105mins (course modérée; presque rétabli à 100%; blessure définitivement évitée; prêt à attaquer la prochaine semaine).
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à laisser un commentaire et il me fera plaisir d'y répondre. Bon entraînement.
Out!
Cette introduction m'amène à vous présenter ma dernière semaine d'entraînement où j'ai dû apporter certains ajustements et diminuer le niveau d'effort malgré le fait que je sois dans une belle progression après plusieurs semaines plutôt ardue. Il faut parfois reculer quelque peu pour mieux avancer à long terme. N'hésitez pas à le faire. Par le fait même, je réponds à certaines questions que j'ai à l'occasion à propos d'exemples de mes semaines d'entraînement. Ainsi, vous aurez une petite idée de ce que peut faire un marathonien dans ma situation au cours d'une semaine typique d'hiver, alors voilà:
21 au 26 février
Lundi: 75mins
Mardi: 25mins warm-up; 3x5mins + 1x15mins (moy. 3:12/k; 3:11/k; 3:11/k et 3:13/k) avec 60secs/60secs/2mins de récupération; 15mins cooldown + 5X20secs accélération (jambe un peu lourde; tout de même un bon entraînement et bon effort)
Mercredi: 60mins (ischio très raide dans le haut de la cuisse droite; fais moins long que prévu;
pas trop inquiétant étant donné l'entraînement de la veille)
Jeudi: 60mins (ischio encore raide; un peu plus inquiétant; fais moins long que prévu)
Vendredi: 60mins (pas d'intervalles comme prévu 6x1k; éviter de prendre le risque de blessure plus sérieuse à ce stade-ci de la saison)
Samedi: 30mins; 15x60secs/40secs; 15mins cooldown (intervalle modifiée qui est moins stressant pour l'ischio, mais bon test dans la zone d'effort V02)
Dimanche: 105mins (course modérée; presque rétabli à 100%; blessure définitivement évitée; prêt à attaquer la prochaine semaine).
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à laisser un commentaire et il me fera plaisir d'y répondre. Bon entraînement.
Out!
mardi 31 janvier 2012
Mercier VS Coolsaet
Cette chronique m'a été inspirée d'un message sur le blog de Reid Coolsaet, notre meilleur coureur de fond au Canada qui est présentement en camp d'entraînement au Kenya...
Encore une fois, j'avais rendez-vous vendredi dernier pour un fameux entraînement, un fartlek hivernal. J'ai quitté la maison vers 18h et j'ai suivi mon ombre jusqu'à la rue en vue d'emprunter une boucle dans les environs. Comme à l'habitude (ou presque) j'étais seul avec moi-même pour cet entraînement dans des conditions périlleuses (poudrerie et rafales de vent à 50 km/h). Le plan pour cette journée allait être adaptée en fonction de ces conditions, mais j'entrevoyais faire au moins 25 X snowbank jumping (saut-du-banc-de-neige) avec récupération variable. Sans attendre de décompte, je débute la session par un lent réchauffement. C'est probablement le réchauffement le plus lent que j'ai fait au cours des dernières années en cherchant à trouver une position confortable et une foulée adéquate sur la chaussée complètement enneigée. Je n'ai pas pris la peine de peser sur le bouton "en marche" de ma montre GPS au risque de me décourager par la cadence. Après plusieurs minutes passée dans cette température maudite et près d'une dizaines d'intervalles, toujours personnes à l'horizon. Puis, après le 18e intervalle un monsieur à casquette me salue en attendant de monter dans sa déneigeuse. Il y a tellement de poudrerie que je dois essuyer ma montre juste pour voir depuis combien de temps j'endure ce calvaire. Mon visage est glacée et je commence à cracher blanc tellement le vent force la neige à l'intérieur de mes conduits. Quelques voitures me dépassent en me faisant des signes comme si j'étais un peu fêlé. Je gagne du terrain sur elles, je cours à toute allure la tête baissée et je parviens à en dépasser quelques unes lorsqu'elles sont prises dans la circulation. Après environ 1h, c'est toujours aussi difficile d'avancer et il est plus que temps de renter au bercail. J'ai alors approximativement parcouru à peine 12k. Et puis, j'entends soudain quelques coups de klaxon d'une déneigeuse qui me poursuit avec un monsieur à casquette au volant. Il ne semble pas croire que j'ai réussi à finir cet entraînement. Je ne crois pas être le seul à l'avoir fait, mais en tout cas il semble impressionné. Derrière ces coups de klaxon, je crois qu'il voulait me dire "félicitations mon homme, tu as survécu". Je vais prendre cette allusion qui m'encourage à poursuivre.
Et maintenant, vous pouvez lire ceci et constatez que c'est à peu près pareil comme situation, n'est-ce pas?
Et dire que l'hiver vient à peine de commencer!
À plus tard.
Encore une fois, j'avais rendez-vous vendredi dernier pour un fameux entraînement, un fartlek hivernal. J'ai quitté la maison vers 18h et j'ai suivi mon ombre jusqu'à la rue en vue d'emprunter une boucle dans les environs. Comme à l'habitude (ou presque) j'étais seul avec moi-même pour cet entraînement dans des conditions périlleuses (poudrerie et rafales de vent à 50 km/h). Le plan pour cette journée allait être adaptée en fonction de ces conditions, mais j'entrevoyais faire au moins 25 X snowbank jumping (saut-du-banc-de-neige) avec récupération variable. Sans attendre de décompte, je débute la session par un lent réchauffement. C'est probablement le réchauffement le plus lent que j'ai fait au cours des dernières années en cherchant à trouver une position confortable et une foulée adéquate sur la chaussée complètement enneigée. Je n'ai pas pris la peine de peser sur le bouton "en marche" de ma montre GPS au risque de me décourager par la cadence. Après plusieurs minutes passée dans cette température maudite et près d'une dizaines d'intervalles, toujours personnes à l'horizon. Puis, après le 18e intervalle un monsieur à casquette me salue en attendant de monter dans sa déneigeuse. Il y a tellement de poudrerie que je dois essuyer ma montre juste pour voir depuis combien de temps j'endure ce calvaire. Mon visage est glacée et je commence à cracher blanc tellement le vent force la neige à l'intérieur de mes conduits. Quelques voitures me dépassent en me faisant des signes comme si j'étais un peu fêlé. Je gagne du terrain sur elles, je cours à toute allure la tête baissée et je parviens à en dépasser quelques unes lorsqu'elles sont prises dans la circulation. Après environ 1h, c'est toujours aussi difficile d'avancer et il est plus que temps de renter au bercail. J'ai alors approximativement parcouru à peine 12k. Et puis, j'entends soudain quelques coups de klaxon d'une déneigeuse qui me poursuit avec un monsieur à casquette au volant. Il ne semble pas croire que j'ai réussi à finir cet entraînement. Je ne crois pas être le seul à l'avoir fait, mais en tout cas il semble impressionné. Derrière ces coups de klaxon, je crois qu'il voulait me dire "félicitations mon homme, tu as survécu". Je vais prendre cette allusion qui m'encourage à poursuivre.
Et maintenant, vous pouvez lire ceci et constatez que c'est à peu près pareil comme situation, n'est-ce pas?
Et dire que l'hiver vient à peine de commencer!
À plus tard.
samedi 24 décembre 2011
Joyeux Noël et Bonne année!
Chers lecteurs de ce blog, je vous souhaite de passer d'agréables moments en compagnie de vos proches au cours de la période des fêtes. Et que la santé soit avec vous.
On se reparle en 2012 avec plein de projets et de courses en perspective. Je suis à planifier mon calendrier de compétitions du printemps et j'ai le demi-marathon de New-York en vue...
On se reparle en 2012 avec plein de projets et de courses en perspective. Je suis à planifier mon calendrier de compétitions du printemps et j'ai le demi-marathon de New-York en vue...
samedi 19 novembre 2011
Dans le mille
La saison d'automne qui s'est vraisemblablement terminée avec la fin des compétitions de cross-country a été très relevée en terme de performances sur marathon, bien entendu au niveau des coureurs Kenyans, mais également des Américains et des Canadiens. Pensons notamment aux Kenyans Makau qui a abaissé le record mondial à Berlin (2h03:38), Mutai qui a remporté Boston avec le temps le plus rapide de l'histoire (2h03:02**non homologué en raison du parcours) et qui a fracassé le record de parcours en gagnant également New-York (2h05:06) de même que Mosop qui a remporté le marathon de Chicago avec un autre record de parcours (2h05:37). Les Américains Hall (Boston et Chicago) et Keflezighi (New-York) ont bien fait cette année. Et finalement, il faut vraiment souligner les performances de nos meilleurs Canadiens qui s'étaient donné rendez-vous à Toronto (probablement le peloton le plus relevé de l'histoire) où Coolsaet (2h10:54) et Gillis (2:11:27) ont réussi le standard olympique et où Wykes est passé près avec une solide performance (2h12:56).
Pour ma part, ma saison de course s'est finalement terminé avec le marathon de Toronto. J'ai songé à faire quelques compétions de x-country, mais j'ai préféré passer mon tour et je me suis reposé davantage. Je n'ai rien fait pendant deux semaines et fait quelques sorties sans intensité les deux autres semaines suivantes. En ayant participé à deux marathons cette année, je crois que j'en avais besoin autant physiquement que mentalement. J'ai perdu la forme, j'ai pris du poids, mais je me sens reposé et je suis prêt à reprendre l'entraînement peu à peu. De toute façon, il n'y a pas d'urgences à cette période de l'année. Je ne me souviens plus de qui c'est, mais j'ai déjà lu quelque chose comme "il faut s'entraîner fort et se reposer fort pour avoir du succès".
Parlant de lecture, j'ai une petite suggestion de livre pour vous de l'auteur Martin Dugard que je viens de terminer.
Et je suis tombé sur un vidéo amusant sur le blogue d'Yves Boisvert de LaPresse où le public était invité à courir 20 mètres à côté de Ryan Hall dont l’image vidéo courait sur un mur afin de donner une idée de la vitesse maintenue par ce dernier pendant 42,2k.
Pour ma part, ma saison de course s'est finalement terminé avec le marathon de Toronto. J'ai songé à faire quelques compétions de x-country, mais j'ai préféré passer mon tour et je me suis reposé davantage. Je n'ai rien fait pendant deux semaines et fait quelques sorties sans intensité les deux autres semaines suivantes. En ayant participé à deux marathons cette année, je crois que j'en avais besoin autant physiquement que mentalement. J'ai perdu la forme, j'ai pris du poids, mais je me sens reposé et je suis prêt à reprendre l'entraînement peu à peu. De toute façon, il n'y a pas d'urgences à cette période de l'année. Je ne me souviens plus de qui c'est, mais j'ai déjà lu quelque chose comme "il faut s'entraîner fort et se reposer fort pour avoir du succès".
Parlant de lecture, j'ai une petite suggestion de livre pour vous de l'auteur Martin Dugard que je viens de terminer.
Et je suis tombé sur un vidéo amusant sur le blogue d'Yves Boisvert de LaPresse où le public était invité à courir 20 mètres à côté de Ryan Hall dont l’image vidéo courait sur un mur afin de donner une idée de la vitesse maintenue par ce dernier pendant 42,2k.
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